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Assemblée nationale française adopte une taxe sur les swaps de stablecoins

## Contexte L’**Assemblée nationale française** a adopté, par **38 voix contre 37**, un amendement proposant une **taxe sur les échanges (swaps) de stablecoins**, une mesure qui pourrait impacter significativement l’écosystème des actifs numériques en Europe. Ce vote intervient dans le cadre des discussions sur la **régulation des cryptomonnaies**, alors que le **Sénat devra encore se prononcer** pour que la proposition devienne effective. La taxe visée ciblerait spécifiquement les plateformes d’échange décentralisées (DEX) et centralisées (CEX) opérant en France, bien que son application…

L’Assemblée nationale française a adopté, par une voix d’écart, un amendement instaurant une taxe sur les échanges entre cryptomonnaies et stablecoins, une première en Europe qui pourrait redéfinir les règles fiscales du secteur. Si le Sénat valide ce texte d’ici fin 2026, cette mesure entrerait en vigueur au 1er janvier 2027, pesant sur les stratégies de couverture des investisseurs et la liquidité des plateformes décentralisées. Contexte Ce vote intervient dans un contexte de régulation accrue des actifs numériques en Europe, où le règlement MiCA, entré en vigueur en 2024, encadre déjà les émetteurs de stablecoins. La France, souvent perçue comme un hub crypto-friendly, durcit pourtant sa position fiscale, reflétant une division politique sur l’équilibre entre innovation et recettes publiques. Les stablecoins, comme l’USDC ou l’USDT, sont au cœur de l’écosystème DeFi, servant de pont entre monnaies volatiles et liquidités stables. Leur taxation pourrait fragiliser des protocoles comme APR (Capricorn), dont le TVL de 269 100 dollars dépend largement des swaps en stablecoins pour ses pools de liquidité. Le marché des cryptomonnaies, en légère baisse depuis une semaine (BTC -2,01 %, ETH -4,38 % selon CryptoScore Pro au 17 octobre 2026), reste sensible aux annonces réglementaires. Les volumes d’échanges en stablecoins, dominés à 90 % par l’USDT et l’USDC en Europe, pourraient se contracter en cas d’adoption définitive de la taxe, incitant les utilisateurs à migrer vers des juridictions moins restrictives. Les faits L’amendement I-3898, adopté le 17 octobre 2026 par 38 voix contre 37 à l’Assemblée nationale, cible spécifiquement les conversions de cryptomonnaies vers des stablecoins "liés à une monnaie unique" (comme l’USDC ou l’USDT). Voici les éléments clés, attribués à leurs sources : Portée limitée aux swaps crypto-stablecoins : Selon The Defiant , la taxe ne s’appliquerait pas aux échanges entre cryptomonnaies volatiles (ex. : BTC → ETH) ou entre stablecoins (ex. : USDC → USDT), mais uniquement aux conversions d’un actif volatile vers un stablecoin. Les détails techniques, comme la définition exacte des stablecoins concernés, restent flous. Processus législatif inachevé : Le texte doit encore être examiné par le Sénat, sans date fixée à ce stade. Bitcoin.com News précise que le gouvernement, opposé à la mesure, pourrait demander sa suppression. Une entrée en vigueur est envisagée au 1er janvier 2027, mais cette échéance reste conditionnelle. Impact fiscal immédiat : Actuellement, les échanges crypto-crypto bénéficient d’un sursis fiscal en France tant qu’aucune conversion en monnaie fiduciaire (euros) n’intervient. L’amendement mettrait fin à ce report pour les swaps vers des stablecoins, rendant les plus-values imposables dès la conversion. The Defiant souligne que cela obligerait les traders à calculer leurs gains à chaque opération, même sans retrait en euros. Plusieurs informations cruciales manquent : Le taux de la taxe n’a pas été communiqué, ni les modalités de collecte (prélèvement automatique par les plateformes ou déclaration par les utilisateurs). Aucune estimation officielle de l’impact sur les recettes fiscales n’a été publiée, bien que Bitcoin.com News évoque 24 000 contribuables ayant déclaré 427 millions de dollars de gains en 2024, pour un marché estimé à 90 % de gains non déclarés. Les données de CryptoScore Pro au 17 octobre 2026 montrent une domination des stablecoins dans les volumes d’échanges : USDT (29,85 milliards de dollars en 24h) et USDC (8,86 milliards), contre 6,37 milliards pour l’ETH. Comprendre les notions clés Swap de stablecoins Un swap désigne l’échange d’un actif numérique contre un autre, sans conversion en monnaie fiduciaire. Dans le cas des stablecoins, il s’agit souvent de troquer un stablecoin (ex. : USDC) contre un autre (ex. : USDT) ou contre une cryptomonnaie volatile (ex. : ETH). Ces opérations sont courantes en DeFi pour optimiser les frais, arbitrer les prix entre blockchains, ou se protéger de la volatilité. Par exemple, un trader peut convertir ses ETH en USDC pour éviter une baisse des cours, puis les reconvertir plus tard en ETH ou en euros. Total Value Locked (TVL) Le TVL mesure la valeur totale des actifs déposés dans un protocole DeFi, reflétant sa liquidité et son adoption. Par exemple, un TVL de 269 100 dollars pour APR (Capricorn) signifie que les utilisateurs ont bloqué cette somme dans ses contrats intelligents, souvent pour des prêts ou des échanges. Une baisse du TVL peut signaler un retrait de liquidités, comme cela pourrait arriver si la taxe sur les swaps réduit l’attractivité des protocoles français. Règlement MiCA Le Markets in Crypto-Assets Regulation (MiCA), entré en vigueur en 2024, est le premier cadre réglementaire européen pour les cryptomonnaies. Il impose aux émetteurs de stablecoins des exigences strictes, comme des réserves en actifs liquides et des audits trimestriels. MiCA ne couvre pas encore tous les protocoles DeFi (comme APR), ce qui pourrait compliquer leur adaptation à une taxe nationale sur les swaps. Stablecoin peg Un stablecoin est conçu pour maintenir une valeur stable, généralement indexée sur une monnaie fiduciaire (ex. : 1 USDC = 1 dollar). Son "peg" (ancrage) repose sur des mécanismes comme des réserves en dollars ou des algorithmes. Une taxe sur les swaps pourrait affecter cet ancrage en réduisant la liquidité, augmentant les écarts de prix (spreads) entre les plateformes. Analyse : les enjeux L’adoption d’une taxe sur les swaps de stablecoins par l’Assemblée nationale française introduit un mécanisme fiscal inédit dans l’écosystème crypto européen, avec des répercussions potentielles sur l’offre et la demande de liquidités. En ciblant spécifiquement les échanges entre cryptomonnaies volatiles (comme ETH ou BTC) et stablecoins (USDC, USDT), cette mesure pourrait augmenter les coûts de transaction pour les utilisateurs, réduisant ainsi la fréquence des swaps sur les plateformes françaises.…