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Brésil : la banque centrale interdit les cryptos des rails de paiement transfrontaliers régulés

## **Contexte** Le 1er mai 2026, la Banque centrale du Brésil (BCB) a annoncé l’interdiction des actifs virtuels (cryptomonnaies) pour les règlements dans les rails de paiement transfrontaliers régulés, connus sous le nom de eFX. Cette mesure s’inscrit dans un durcissement de la supervision des flux financiers liés aux cryptos, dans un contexte de lutte contre le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale. ## **Détails clés** - Décision réglementaire : - Date d’effet : Immédiate (publiée le 1er mai 2026). - Portée : Interdiction des cryptomonnaies (BTC, ETH, stablecoins, etc.) pour les…

Le 1er mai 2026, la Banque centrale du Brésil (BCB) a annoncé une mesure réglementaire visant à interdire l’utilisation des actifs virtuels, y compris les cryptomonnaies comme le bitcoin (BTC), l’ethereum (ETH) ou les stablecoins (USDC, USDT), dans le cadre des règlements transfrontaliers régulés via les services eFX . Ces services, utilisés par les banques et les institutions financières pour les transactions internationales, sont désormais soumis à une restriction stricte sur l’intégration des cryptomonnaies. Cette décision s’inscrit dans une volonté de renforcer la supervision des flux financiers liés aux actifs numériques, dans un contexte marqué par la lutte contre le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale. Ce qui s’est passé La mesure, effective immédiatement à partir de sa publication, concerne l’ensemble des cryptomonnaies, qu’elles soient décentralisées (BTC, ETH) ou indexées sur des monnaies fiduciaires (stablecoins). Cependant, la BCB a laissé la porte ouverte à des exceptions pour certains stablecoins adossés à des devises officielles, bien que les conditions exactes de cette autorisation n’aient pas encore été précisées. Cette interdiction s’applique spécifiquement aux rails de paiement transfrontaliers régulés, excluant pour l’instant les transactions domestiques ou non régulées. Cette décision s’ajoute à un cadre réglementaire déjà strict au Brésil, où la BCB avait imposé en 2023 une obligation de déclaration pour les avoirs en cryptomonnaies dépassant 5 000 dollars américains. Le pays, classé comme le 7e marché crypto mondial par Chainalysis, voit ainsi ses règles se durcir davantage, en alignement avec les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI). Pourquoi cette décision compte Cette interdiction pourrait freiner significativement l’adoption des cryptomonnaies pour les paiements transfrontaliers au Brésil, un secteur en pleine expansion. Les entreprises et les particuliers devront se tourner vers des alternatives, comme les stablecoins régulés ou les virements bancaires traditionnels, ce qui pourrait entraîner une hausse des coûts et une complexité accrue pour les transactions internationales. À plus long terme, cette mesure pourrait inciter les acteurs locaux à développer des infrastructures conformes aux exigences de la BCB, notamment des stablecoins adossés au real brésilien (BRL), afin de maintenir une activité économique fluide tout en respectant la réglementation. Les motivations avancées par la BCB incluent la réduction des risques de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale, ainsi que la volatilité jugée incompatible avec les systèmes de paiement régulés. Cette approche reflète une tendance plus large en Amérique latine, où plusieurs pays renforcent leur surveillance des actifs numériques pour se conformer aux normes internationales. Ce qu’il faut surveiller Plusieurs éléments restent à clarifier dans les prochaines semaines. La BCB devra préciser les conditions d’exception pour les stablecoins adossés à des monnaies fiduciaires, ce qui pourrait influencer l’adoption de ces actifs dans les paiements transfrontaliers. Les réactions des acteurs majeurs du secteur crypto brésilien, tels que Mercado Bitcoin ou Foxbit, seront également déterminantes pour évaluer l’impact réel de cette mesure sur le marché local. Enfin, cette décision pourrait servir de précédent pour d’autres pays de la région, comme le Mexique ou l’Argentine, où les régulateurs financiers pourraient s’inspirer de l’approche brésilienne pour encadrer l’utilisation des cryptomonnaies dans les paiements internationaux. Les prochaines annonces de la BCB, ainsi que les évolutions législatives en Amérique latine, seront donc à suivre de près pour anticiper les changements dans le paysage réglementaire des actifs numériques.