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Caroline du Sud interdit les CBDC et renforce les droits de garde auto — un tournant réglementaire

## Contexte Le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster, a promulgué le **Senate Bill 163**, une loi qui interdit aux agences de l’État de participer à des programmes de **monnaies numériques de banque centrale (CBDC)**. Cette mesure s’inscrit dans un mouvement plus large de protection des droits de garde auto (*self-custody*) et de limitation de l’implication des institutions publiques dans les actifs numériques centralisés. La loi supprime également plusieurs exigences de licence liées aux activités blockchain, réduisant ainsi les barrières réglementaires pour les acteurs locaux. Ce…

Le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster, a signé le Senate Bill 163 le 20 mai 2026, une loi interdisant aux agences de l’État de participer à des programmes de monnaies numériques de banque centrale ( CBDC ). Ce texte s’inscrit dans une tendance plus large visant à renforcer les droits de garde auto ( self-custody ) et à limiter l’implication des institutions publiques dans les actifs numériques centralisés. La loi supprime également plusieurs exigences de licence pour les activités liées à la blockchain, réduisant ainsi les barrières réglementaires pour les acteurs locaux. Ce qui s’est passé Le Senate Bill 163 est entré en vigueur immédiatement après sa promulgation. Il interdit explicitement aux agences de l’État de s’engager dans des initiatives de CBDC, tout en renforçant les droits des utilisateurs à gérer leurs actifs en auto-garde. Plusieurs exigences de licence concernant les échanges, portefeuilles et services de garde liés à la blockchain ont été supprimées, facilitant ainsi l’innovation locale. La Caroline du Sud rejoint des États comme la Floride ou le Texas, qui ont adopté des positions restrictives envers les CBDC. Aucune exception n’est prévue pour les projets fédéraux, ce qui pourrait générer des tensions avec les initiatives de la Réserve fédérale américaine. Pourquoi cela compte Une CBDC est une monnaie numérique émise et contrôlée par une banque centrale, contrairement aux cryptomonnaies décentralisées comme Bitcoin. Les CBDC permettent aux États de surveiller et de contrôler les transactions en temps réel, soulevant des questions sur la vie privée et l’autonomie financière des citoyens. En interdisant leur adoption par les agences publiques, la Caroline du Sud prend position contre un modèle où l’État deviendrait un intermédiaire obligatoire dans les paiements. Cette loi s’inscrit dans une logique de souveraineté financière individuelle, où les utilisateurs conservent le contrôle total de leurs actifs. Sur le plan économique, la loi pourrait renforcer la confiance dans les cryptomonnaies décentralisées en Caroline du Sud. Les acteurs locaux pourraient privilégier Bitcoin (BTC) ou Ethereum (ETH) plutôt que des solutions centralisées. Les projets de tokenisation d’actifs réels pourraient également gagner en attractivité dans les États favorables aux cryptomonnaies. Cependant, cette décision fragmentaire pourrait accélérer une course entre États américains pour attirer les entreprises crypto, avec des approches divergentes. Risques et limites La loi pourrait être contestée au niveau fédéral, notamment si la Réserve fédérale ou le Congrès américain imposent une approche unifiée. La Caroline du Sud étant un État de taille moyenne, son impact sur le marché global des CBDC ou des cryptomonnaies reste marginal. Aucune clause n’est prévue pour les entreprises crypto déjà établies dans l’État, ce qui pourrait créer des ambiguïtés sur leur conformité future. À surveiller Les réactions des autres États américains, comme la Floride, le Texas ou la Californie, seront déterminantes pour évaluer l’ampleur de ce mouvement réglementaire. L’évolution des projets de CBDC au niveau fédéral, notamment ceux de la Fed, pourrait entrer en conflit avec cette loi. Par ailleurs, les annonces de fonds d’investissement comme Paradigm sur leur stratégie d’expansion pourraient influencer le secteur.