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États-Unis : groupes crypto poussent pour une loi fiscale sur le staking et le minage sans modification

## Contexte Un collectif de groupes de pression du secteur crypto américain a appelé le Congrès à adopter sans modification un projet de loi fiscale visant à clarifier le traitement des revenus issus du staking et du minage. La proposition, soutenue par des acteurs majeurs, cherche à éviter une imposition immédiate des récompenses de staking comme revenu ordinaire, une mesure qui pourrait freiner l’innovation dans les protocoles de preuve d’enjeu (PoS). Le projet s’inscrit dans un contexte de régulation fiscale en évolution aux États-Unis, où l’IRS a récemment durci sa position sur le sujet.…

Un collectif de groupes de pression du secteur crypto américain a appelé le Congrès à adopter sans modification un projet de loi fiscale visant à clarifier le traitement des revenus issus du staking et du minage. Publié le 22 juin 2026, cet appel émane notamment de la Blockchain Association , de Coin Center et de la Chamber of Digital Commerce , qui soulignent les risques d’une imposition immédiate des récompenses de staking comme revenu ordinaire. Une telle mesure pourrait, selon eux, freiner l’innovation dans les protocoles de preuve d’enjeu (PoS). Ce qui s’est passé Le projet de loi propose d’exclure les récompenses de staking de l’imposition comme revenu ordinaire. Ces récompenses seraient alors traitées comme des gains en capital, imposables uniquement lors de la vente des tokens. Bitcoin (BTC) et Ethereum (ETH) sont explicitement cités comme protocoles concernés, avec une attention particulière portée aux nœuds de validation en staking. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où l’ IRS a récemment durci sa position sur le sujet, considérant jusqu’ici les récompenses de staking comme des revenus imposables dès leur réception. Le projet est soutenu par des sénateurs comme Cynthia Lummis (Wyoming), connue pour ses positions pro-crypto. Aucune opposition formelle n’a été enregistrée dans les sources disponibles, mais des débats sont attendus au Sénat sur les implications fiscales à long terme. Aucune estimation officielle n’a été communiquée concernant le nombre de nœuds ou la valeur totale des récompenses concernées aux États-Unis. Pourquoi c’est important Le staking est un mécanisme central pour les protocoles de preuve d’enjeu, où les détenteurs de tokens bloquent leurs actifs pour valider des transactions et sécuriser un réseau blockchain. En échange, ils reçoivent des récompenses. Actuellement, l’IRS impose ces récompenses comme un revenu ordinaire dès leur réception, ce qui crée une charge fiscale immédiate pour les validateurs, même s’ils ne vendent pas leurs tokens. La proposition vise à aligner la fiscalité sur celle des gains en capital, où l’imposition n’intervient qu’à la vente. Une adoption de cette loi pourrait avoir plusieurs impacts. Sur le plan immédiat, elle pourrait stimuler l’adoption du staking sur Ethereum (ETH) , dont la capitalisation boursière s’élève à 211,39 milliards de dollars selon les données internes. Une fiscalité plus favorable pourrait attirer davantage de validateurs, renforçant la décentralisation du réseau. Pour le secteur, les protocoles de DeFi et les plateformes de staking comme Lido ou Rocket Pool pourraient bénéficier d’un afflux de capitaux, tandis que les exchanges centralisés (CEX) pourraient voir leur activité de staking diminuer au profit des solutions décentralisées. À plus grande échelle, une clarification fiscale aux États-Unis pourrait servir de modèle à d’autres juridictions, réduisant l’incertitude réglementaire globale. Cependant, l’impact dépendra de la rapidité d’adoption et des éventuelles restrictions imposées par le Congrès. Ce qu’il faut surveiller Le vote au Sénat américain : la date limite pour l’adoption du projet de loi avant la prochaine session législative reste un catalyseur clé. La réaction de l’IRS : une clarification officielle de l’agence sur sa position post-loi sera déterminante pour l’industrie. Les modifications éventuelles du projet de loi : le Congrès pourrait introduire des clauses restrictives ou des délais de mise en œuvre trop longs, limitant son impact. Les litiges juridiques : l’IRS pourrait contester la légalité de cette approche, prolongeant les débats et retardant l’adoption. Les ajustements techniques : la mise en œuvre d’un traitement fiscal différencié pour le staking nécessitera des adaptations dans les déclarations fiscales, ce qui pourrait décourager certains validateurs.