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La BCE met en garde contre les stablecoins en euros : risques pour la stabilité financière

## Contexte La Banque Centrale Européenne (BCE) a officiellement **rejeté** les propositions visant à élargir l’émission de stablecoins en euros, les qualifiant de **risque pour la stabilité financière**. Cette décision, annoncée le 23 mai 2026, s’inscrit dans un contexte où les stablecoins (notamment **USDT** et **USDC**) gagnent en popularité en Europe, avec une capitalisation estimée à **plus de 50 milliards d’euros** dans la zone euro. La BCE craint que l’adoption massive de ces actifs ne **sape le rôle des banques commerciales dans le système de crédit et ne complique la conduite de la…

La Banque Centrale Européenne (BCE) a officiellement rejeté, le 23 mai 2026, les propositions visant à faciliter l’émission de stablecoins en euros. L’institution les considère comme un risque pour la stabilité financière , dans un contexte où ces actifs gagnent en popularité sur le continent. Avec une capitalisation estimée à plus de 50 milliards d’euros dans la zone euro, les stablecoins pourraient, selon la BCE, affaiblir le rôle des banques commerciales et compliquer la conduite de la politique monétaire. Ce qui s’est passé La BCE a rejeté les suggestions de la Commission européenne visant à élargir l’émission de stablecoins en euros. Elle estime que ces actifs pourraient réduire les dépôts bancaires , limitant ainsi le financement de l’économie réelle via les prêts bancaires. En Europe, les stablecoins représentent déjà plus de 10 % des réserves de change dans certains pays, selon les données de l’institution. Aucune mesure concrète n’a été annoncée pour limiter leur adoption, mais la BCE n’exclut pas d’imposer des restrictions futures. Parallèlement, la BCE promeut l’euro numérique (digital euro) comme alternative aux stablecoins privés. Cependant, aucun calendrier précis n’a été communiqué pour son lancement, qui pourrait intervenir entre 2027 et 2028. Cette position s’inscrit dans un environnement réglementaire contrasté, marqué par la CLARITY Act aux États-Unis et le règlement MiCA en Europe. Pourquoi cela compte Un stablecoin en euros est un token indexé sur la valeur de la monnaie unique, émis par des entités privées. Contrairement à l’euro numérique, ces actifs échappent au contrôle direct de la BCE. Leur adoption massive pourrait entraîner plusieurs risques : Une réduction de la demande de dépôts bancaires , limitant la capacité des banques à financer l’économie réelle. Une complication de la politique monétaire , les outils traditionnels (taux d’intérêt) devenant moins efficaces si une partie de l’économie utilise des stablecoins. Des risques systémiques en cas de crise de confiance, pouvant déstabiliser le système financier. Sur le marché, les stablecoins en euros comme EURC ou STASIS EURS pourraient voir leur liquidité se contracter, les investisseurs anticipant des restrictions. Le cours de l’EURC a déjà reculé de 6 % en 24 heures après l’annonce de la BCE. Les projets européens pourraient être les plus touchés, tandis que les stablecoins non-européens ( USDT , USDC ) pourraient gagner en attractivité, malgré les incertitudes réglementaires. L’euro numérique pourrait devenir une alternative plus attractive, mais son adoption dépendra de sa rapidité et de sa flexibilité face aux solutions existantes comme SEPA . Les expériences passées, comme le digital yuan en Chine, montrent que les CBDC peinent à concurrencer les stablecoins en termes d’usage réel. À surveiller Plusieurs éléments pourraient influencer l’évolution de ce dossier dans les prochains mois : D’éventuelles nouvelles régulations de la BCE ou de la Commission européenne, avec un impact potentiel sur les stablecoins en euros. L’annonce d’un calendrier précis pour l’euro numérique , qui pourrait redéfinir le paysage des paiements en Europe d’ici 2027. L’évolution des positions réglementaires aux États-Unis et en Europe, où les approches divergent sur l’encadrement des actifs numériques.