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Maroc : 25 ans de prison pour le chef d’un réseau d’enlèvements liés aux cryptomonnaies

## Contexte Le 21 mai 2026, la cour d’appel de Tanger (Maroc) a condamné à **25 ans de prison** Mohamed Bajou, identifié comme le chef d’un réseau spécialisé dans les **enlèvements de détenteurs de cryptomonnaies**. Cette affaire illustre l’essor des **arnaques aux cryptos en Afrique du Nord, où les escrocs exploitent la méconnaissance des populations locales et l’anonymat relatif des transactions blockchain pour extorquer des fonds. Les autorités marocaines, qui avaient déjà saisi des actifs numériques lors d’enquêtes précédentes, renforcent leur lutte contre ces réseaux criminels, alors…

Le 21 mai 2026, la cour d’appel de Tanger au Maroc a condamné Mohamed Bajou, identifié comme le chef d’un réseau criminel spécialisé dans les enlèvements de détenteurs de cryptomonnaies, à une peine de 25 ans de prison. Cette affaire met en lumière l’essor des arnaques aux cryptos en Afrique du Nord, où les escrocs exploitent l’anonymat relatif des transactions blockchain et la méconnaissance des populations locales pour extorquer des fonds. Les autorités marocaines, qui avaient déjà saisi des actifs numériques lors d’enquêtes précédentes, renforcent leur lutte contre ces réseaux alors que le pays cherche à se positionner comme un hub crypto en Afrique. Cette condamnation intervient dans un contexte où les régulateurs africains peinent à encadrer un secteur en pleine expansion, avec des risques accrus de fraudes et de blanchiment d’argent. Ce qui s’est passé Mohamed Bajou a été reconnu coupable d’avoir dirigé un réseau criminel impliqué dans des enlèvements ciblant des détenteurs de Bitcoin et d’autres actifs numériques. Les victimes étaient principalement choisies en fonction de leur richesse présumée. Lors des enquêtes, les autorités marocaines ont saisi des actifs crypto, bien qu’aucun montant précis n’ait été communiqué. Cette affaire s’inscrit dans une vague d’arnaques aux cryptomonnaies en Afrique, où les escrocs utilisent des méthodes variées comme le sextortion ou les fausses plateformes d’investissement pour piéger leurs victimes. En 2025, le FBI avait alerté sur des pertes de 388 millions de dollars liées aux fraudes aux ATM crypto, un phénomène qui touche également le Maroc. Aucune donnée officielle n’a été publiée concernant le nombre de victimes ou le montant total des fonds extorqués dans ce réseau spécifique. Le Maroc, qui a légalisé les cryptomonnaies en 2024, tente de concilier innovation financière et lutte contre la criminalité, un équilibre complexe à trouver. Pourquoi cette affaire est importante Les enlèvements liés aux cryptomonnaies exploitent une faille structurelle des blockchains : l’irréversibilité des transactions. Une fois qu’un paiement en Bitcoin ou autre actif numérique est effectué, il est impossible de le récupérer, sauf si les fonds sont encore sous le contrôle des escrocs. Les criminels utilisent souvent des portefeuilles anonymes, comme ceux basés sur Monero, ou des mixers pour brouiller les pistes, rendant les enquêtes policières particulièrement complexes. Au Maroc, les autorités tentent de contrer ce phénomène en renforçant la surveillance des exchanges locaux et en collaborant avec des plateformes internationales comme Binance ou Bybit pour traquer les flux illicites. Sur le plan immédiat, cette affaire n’a pas provoqué de réaction directe du marché crypto, car elle reste localisée et ne concerne pas des actifs majeurs comme Bitcoin ou Ethereum. Cependant, elle rappelle les risques systémiques liés à l’adoption des cryptos dans les pays émergents, où la régulation est encore en développement. Les plateformes DeFi ciblant les marchés émergents pourraient voir leur réputation affectée si des cas similaires sont médiatisés, poussant les investisseurs institutionnels à exiger des audits plus stricts. Une régulation plus stricte au Maroc pourrait également réduire la liquidité des actifs comme Bitcoin ou le Portugal National Team Fan Token. Ce qu’il faut surveiller Les autorités marocaines pourraient accélérer la mise en place de nouvelles régulations crypto, ce qui aurait un impact sur les exchanges locaux et les services financiers. Toute directive future pourrait influencer des actifs comme le Portugal National Team Fan Token ou OpenLedger, dont la liquidité est déjà faible. La collaboration internationale sera également déterminante : si les autorités parviennent à récupérer des fonds via des sanctions contre des wallets ou des exchanges, cela pourrait servir de précédent pour d’autres pays africains. Cette affaire souligne également le manque de transparence entourant les montants extorqués et le nombre de victimes, limitant l’analyse de son impact réel. Elle pourrait alimenter la narrative des cryptos comme outils de criminalité, un argument souvent utilisé par les régulateurs pour justifier des restrictions. Enfin, la sophistication croissante des techniques utilisées par les criminels, comme les deepfakes ou les faux KYC, rend les enquêtes de plus en plus complexes, nécessitant une coopération accrue entre les autorités nationales et internationales.