Proposition américaine pour bloquer Bitcoin pendant 20 ans : un frein à l’adoption institutionnelle
## Contexte Une proposition législative américaine, révélée par **CryptoBriefing**, vise à **interdire l’utilisation de Bitcoin comme réserve de valeur ou comme actif de placement** pendant **20 ans** aux États-Unis. Le texte, encore en discussion, s’inscrit dans une logique de **contrôle monétaire accru** et de **limitation de la spéculation** sur les cryptomonnaies. Si elle était adoptée, cette mesure pourrait **stigmatiser Bitcoin** et **décourager son adoption par les institutions**, déjà sous pression réglementaire. Les États-Unis, qui abritent **plus de 50 % de la capitalisation…
Une proposition législative américaine, révélée par CryptoBriefing , envisage d’interdire l’utilisation de Bitcoin comme réserve de valeur ou comme actif de placement pendant une durée de 20 ans aux États-Unis. Ce texte, actuellement en discussion au Congrès, s’inscrit dans une logique de renforcement du contrôle monétaire et de limitation de la spéculation sur les cryptomonnaies. Si elle était adoptée, cette mesure pourrait stigmatiser Bitcoin et freiner son adoption par les institutions financières, déjà soumises à une pression réglementaire accrue. Les États-Unis, qui représentent plus de 50 % de la capitalisation boursière crypto mondiale, deviendraient ainsi le premier pays à imposer une telle restriction. Ce que prévoit la proposition Le projet de loi prévoit une interdiction immédiate de l’utilisation de Bitcoin comme réserve de valeur ou actif de placement pour une durée de 20 ans. Une réévaluation de cette mesure pourrait intervenir après 10 ans. Les promoteurs du texte justifient cette restriction par des risques de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et de manipulation des marchés, bien que Bitcoin soit déjà encadré par des régulations strictes, comme la BitLicense à New York ou les règles de la SEC pour les ETF. Si cette proposition était adoptée, les fonds de pension, les banques et les entreprises américaines seraient interdits d’acheter, de détenir ou d’utiliser Bitcoin comme réserve de valeur. Cette interdiction s’étendrait également aux ETF Bitcoin , comme ceux proposés par BlackRock ou Fidelity, ainsi qu’aux trésoreries d’entreprises ayant investi dans la cryptomonnaie, à l’image de MicroStrategy. Pourquoi cette mesure pourrait changer la donne Une telle interdiction fonctionnerait comme une interdiction monétaire , similaire à celle imposée à l’or dans les années 1930 par l’ Executive Order 6102 . Bitcoin, en tant que réserve de valeur décentralisée, serait ciblé car il concurrence le dollar dans son rôle de stockage de richesse. Les institutions financières américaines seraient contraintes de liquider leurs positions en Bitcoin, ce qui pourrait provoquer une chute de son prix à court terme. Cependant, une telle mesure pourrait aussi accélérer l’adoption de Bitcoin dans d’autres juridictions, où les régulations sont moins restrictives, comme en Europe ou en Asie. Sur le plan technique, une interdiction de Bitcoin pendant 20 ans pourrait entraîner une liquidation massive d’actifs institutionnels, estimés à plus de 300 milliards de dollars. Les ETF Bitcoin spot seraient directement impactés, car ils détiennent des Bitcoin physiques. Une interdiction pourrait forcer leur liquidation, réduisant ainsi la demande institutionnelle. Les altcoins liés à la décentralisation, comme Ethereum (ETH) ou Monero (XMR) , pourraient bénéficier d’un effet de fuite, tandis que les tokens centralisés, comme USDC ou FDUSD , pourraient souffrir si les régulateurs ciblent également les stablecoins. Risques et limites de la proposition Plusieurs obstacles pourraient empêcher l’application de cette interdiction. D’abord, une telle mesure pourrait être jugée anticonstitutionnelle aux États-Unis, car elle viole le droit à la propriété privée garanti par le 5e amendement. Des recours juridiques pourraient bloquer la mesure avant même son entrée en vigueur. Ensuite, une interdiction aussi radicale pourrait renforcer la narrative de Bitcoin comme actif de résistance, surtout si d’autres pays adoptent des politiques pro-crypto, comme El Salvador ou le Portugal. Enfin, le Congrès américain est divisé sur les cryptomonnaies, et une interdiction aussi stricte pourrait ne pas obtenir de majorité. Les lobbies crypto, comme Coinbase ou Circle , pourraient s’opposer activement au texte. Ce qu’il faut surveiller Un vote au Congrès pourrait intervenir d’ici fin 2026, avec une possible adoption en 2027. Les investisseurs doivent surveiller les amendements qui pourraient adoucir ou durcir la proposition. La réaction des institutions financières américaines sera déterminante. Si des fonds comme BlackRock ou Fidelity annoncent des plans de liquidation, cela pourrait déclencher une panique vendeuse sur Bitcoin. L’impact sur les marchés crypto dépendra de la réaction des autres juridictions. Une fragmentation des marchés pourrait s’accentuer, avec une divergence entre les pays pro-crypto et ceux adoptant des mesures restrictives. Les projets de CBDC (monnaies numériques de banque centrale) pourraient gagner en attractivité dans les pays où Bitcoin est interdit, comme alternative au dollar. Les recours juridiques pourraient bloquer l’application de la mesure avant même son vote, en invoquant son inconstitutionnalité. Cette proposition législative, si elle était adoptée, marquerait un tournant dans la régulation des cryptomonnaies aux États-Unis. Elle pourrait non seulement freiner l’adoption institutionnelle de Bitcoin, mais aussi accélérer la fragmentation des marchés crypto à l’échelle mondiale.